Je marche lentement sur le chemin du retour comme si je voulais que le temps m'attende. Qu'il me laisse le temps. Que le temps s'arrête pour que je puisse respirer, vivre! Si le temps me laissait le temps, j'irai courir dans les rues de Perpignan, courir jusqu'à que je suffoque, courir jusqu'à ce que presque je m'étouffe, que je ne sente plus le froid me glacer les mains. Courir tellement vite que je ne puisse voir plus rien. Mais le temps n'a pas l'air de m'entendre et son déroulement suit son cours. Je marche. Mais mon esprit n'est pas avec mon corps. Il rêve d'un monde meilleur, où le malheur n'existe pas encore. Je marche toujours, mes pas sont comme mécaniques. Et quand j'arrive enfin à la porte, je n'oublie pas bien sûr d'afficher mon beau sourire figé. Faire comme si.. Comme si tout allait bien.
Texte de moi, si tu prends, j'te bute. Bang !